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BIOGRAPHIE
Professeur de sociologie (UCLouvain & ULg), spécialiste de l’efficacité symbolique, des mouvements sociaux et des cadres symboliques
Jean-Marie Lacrosse est une figure établie de la sociologie belge contemporaine, membre émérite des Facultés des sciences sociales tant à l’UCLouvain qu’à l’Université de Liège (ULg). Son travail se distingue par une approche attentive aux dimensions symboliques de la vie sociale et une pédagogie rigoureuse orientée vers l’analyse critique des institutions et des situations ordinaires.
Formation et axes de recherche
En 1992, Jean-Marie Lacrosse soutient sa thèse de doctorat à l’UCLouvain intitulée La décision sur soi. L’efficacité symbolique dans les psychothérapies, sous la direction de Jean Rémy. Cette recherche pionnière l’amène à explorer les croisements entre sociologie, psychologie sociale et anthropologie, en s’intéressant notamment à la manière dont les pratiques symboliques façonnent les expériences individuelles dans des contextes thérapeutiques.
Jean-Marie Lacrosse prolonge cette réflexion dans une publication conjointe avec Christian Maroy en 1993, Anthropologie managériale et formation des travailleurs : les exemples du textile et de l’industrie graphique, mettant en lumière les fonctions sociales et symboliques de la formation professionnelle dans les milieux industriels.
Enseignement & engagement académique
Jean-Marie Lacrosse a enseigné à l’UCLouvain un cours marquant intitulé Sociologie des mouvements sociaux (TRAV2213), proposé dans le cadre des masters en sociologie, anthropologie ou sciences du travail. Dans ce cadre, Jean-Marie Lacrosse a accompagné les étudiants dans l’analyse du malaise démocratique contemporain à travers l’étude des mouvements sociaux, en s’appuyant sur une histoire longue des évolutions politiques en Europe.
Jean-Marie Lacrosse s’est également investi dans le débat public au travers de cycles de conférences organisés par des institutions comme le CePPecs (Collège Européen de Philosophie Politique de l’Éducation, de la Culture et de la Subjectivité). Jean-Marie Lacrosse y a animé des séminaires sur des thèmes sensibles tels que les constructions symboliques du masculin et du féminin, les rapports entre l’école et la famille, la phobie scolaire, ou encore la signification politique du football.
Collaborations et publications
Jean-Marie Lacrosse a collaboré avec Frédéric Cohen sur un article publié dans Le Débat (2019), intitulé Football, a mirror for politics — Nostalgia or a return to collective will?, qui explore le sport comme miroir de la politique. Il est également l’auteur de plusieurs articles autonomes dans la même revue, notamment La Belgique telle qu’elle s’ignore (1997) et Le sexe a‑t‑il un genre (2018), qui témoignent de son intérêt pour les questions sociales et symboliques contemporaines.
Par ailleurs, Jean-Marie Lacrosse a publié dans Pro J un texte intitulé La sociologie générale racontée aux réginiens (2014‑2015), où il partage des réflexions conceptuelles sur l’articulation entre l’individuel et le collectif. Il a aussi contribué à divers ouvrages collectifs abordant des thèmes comme la honte, le management, l’évaluation sociale et la sociologie clinique du travail, consolidant son positionnement interdisciplinaire.
Un positionnement interdisciplinaire fort
Jean-Marie Lacrosse se distingue par sa capacité à lier théorie et pratique, à faire dialoguer la recherche académique avec les enjeux sociaux contemporains. En tant que professeur émérite à l’Université de Liège, Jean-Marie Lacrosse continue de donner des conférences grand public sur des questions clés de la transformation sociale (éducation, médias, sport, vie familiale), en soulignant toujours la place de la symbolique dans la compréhension de nos sociétés.
Conclusion
Jean-Marie Lacrosse incarne une sociologie profondément humaine : attentive aux formes symboliques qui sous-tendent nos vies collectives, ancrée dans la rigueur conceptuelle et ouverte à la sensibilité institutionnelle. La carrière de Jean-Marie Lacrosse témoigne d’une volonté constante d’éclairer le réel — qu’il s’agisse de la vie professionnelle, de la famille, de l’école ou du politique — à travers le prisme du sens partagé.
Jean-Marie Lacrosse : expériences aux États-Unis et collaborations académiques
Jean-Marie Lacrosse est un sociologue belge, professeur émérite de l’UCLouvain (et ancien professeur à l’Université de Liège) . Nos recherches n’ont trouvé aucune source confirmant qu’il ait effectué un séjour de recherche aux États-Unis ni mené une collaboration académique directe avec Erving Goffman. En effet, Goffman est décédé en 1982 et Lacrosse n’a pas co-signé de travaux avec lui. Lacrosse a néanmoins étudié le travail de Goffman de façon théorique (par exemple lors d’un colloque sur Goffman à Cerisy en 1987), mais cela n’implique ni séjour ni collaboration aux USA avec Goffman.
Collaboration avec Robert Castel
Jean-Marie Lacrosse a collaboré avec le sociologue français Robert Castel sur des travaux sur la psychiatrie et la santé. En particulier, il co-signe en 1980 un ouvrage collectif intitulé Résistances à la médecine et démultiplication du concept de santé (édité par le Commissariat Général du Plan, Paris), aux côtés de Jean Carpentier, Robert Castel, Jacques Donzelot, Anne Lovell et Giovanna Procacci . Ce chapitre (publié en français en 1980) a fait l’objet d’une traduction en anglais («Resistance to Medicine…») dans The Foucault Effect (1991) . Cette co-publication atteste une collaboration académique directe entre J.-M. Lacrosse et R. Castel (année 1980, éd. C.O.R.D.E.S., Paris) .
Collaboration avec Marcel Gauchet
Jean-Marie Lacrosse a également interagi académiquement avec le philosophe Marcel Gauchet. Le 24 juin 2015, Lacrosse a participé à une journée d’étude à l’EHESS (Paris) intitulée « Marcel Gauchet en discussion » (organisée par CESPRA et AMEP) . Lors de la deuxième table ronde, intitulée “Les mutations anthropologiques de l’individu contemporain”, Lacrosse a présenté une communication intitulée « Comment redéfinir l’inconscient ? » (11h00), à laquelle Marcel Gauchet a ensuite répondu (12h00) . Ce compte rendu du programme officiel de l’événement montre clairement la participation conjointe de J.-M. Lacrosse et de M. Gauchet, même si elle prend la forme d’un échange de conférence plutôt que d’une co-publication .
Collaboration avec Gilles Deleuze
Aucun élément des sources consultées n’indique une collaboration entre Jean-Marie Lacrosse et le philosophe Gilles Deleuze. Lacrosse a pu évoquer Deleuze dans ses travaux (par exemple dans des analyses post-structuralistes), mais nous n’avons trouvé ni publication commune, ni participation partagée à un projet académique avec G. Deleuze. Deleuze étant décédé en 1995 et Lacrosse n’apparaissant pas comme auteur ou co-éditeur avec lui, on peut conclure qu’aucune interaction académique directe n’est attestée entre eux selon les documents disponibles.
Sources : Profil de J.-M. Lacrosse (UCLouvain/ULg) ; acte collectif Résistances à la médecine… (dir. Carpentier et al. 1980) repris dans The Foucault Effect ; programme de la journée « Marcel Gauchet en discussion », EHESS, 24 juin 2015 . Ces sources fournissent les années, lieux et formes exactes des collaborations mentionnées. Nous n’avons pas trouvé d’autres preuves académiques (thèses, actes de colloque, pages institutionnelles) d’échanges avec Goffman ou Deleuze.
Collaborations confirmées et contributions académiques
1. Frédéric Cohen
Jean-Marie Lacrosse a coécrit avec Frédéric Cohen un article intitulé Football, a mirror for politics — Nostalgia or a return to collective will? publié dans la revue Le Débat (numéro 205, 2019) . Cette collaboration établit une connexion avec la réflexion sur le sport comme prisme politique.
2. Contributions individuelles dans Le Débat
Il est également l’auteur de plusieurs articles autonomes publiés dans la même revue :
• La Belgique telle qu’elle s’ignore (numéro 94, 1997)
• Le sexe a-t-il un genre (numéro 200, 2018) .
Ces textes montrent son immersion dans des thématiques politiques, sociales et symboliques à travers des écrits à vocation publique.
3. Engagement éditorial et collectif
Jean-Marie Lacrosse a publié dans Pro J un texte intitulé La sociologie générale racontée aux réginiens (décembre 2014-février 2015), où il partage des réflexions conceptuelles profondes sur l’articulation entre l’individuel et le collectif, en soulignant la porosité du social et du personnel .
4. Contributions à des ouvrages collectifs thématiques
Il a également participé à plusieurs chapitres ou entrées dans des ouvrages collectifs, rassemblés dans des publications académiques, comprenant des thèmes comme :
• « La honte, un nœud sociopsychique »
• « La part maudite du management : l’idéologie gestionnaire »
• « Sociologie clinique du travail »
• « Histoire de vie, trajectoire idéologique et hypermodernité »
• « L’obsession évaluatrice et la Nouvelle Gestion Publique », entre autres .
Ces contributions illustrent son champ d’expertise autour du travail social, de l’éthique, de la clinique et des processus sociaux contemporains.
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Collaborations / Contributions clés
Détails
Frédéric Cohen
Co-auteur pour Le Débat (2019) sur le football comme miroir politique
Articles indépendants dans Le Débat
«La Belgique telle qu’elle s’ignore» (1997), «Le sexe a-t-il un genre» (2018)
Textes dans Pro J
Texte introspectif et pédagogique sur la sociologie générale (2014–2015)
Chapitres dans ouvrages collectifs
Sur des thèmes comme management, honte, évaluation, histoire de vie, sciences sociales
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